Paulin Soumanou Vieyra

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Paulin Soumanou Vieyra

Béninois de naissance et Sénégalais d’adoption, Paulin Soumanou Vieyra est le précurseur du cinéma africain. (né le 31 janvier 1925 à Porto-Novo, alors au Dahomey, aujourd’hui au Bénin et mort le 4 novembre 1987 à Paris, repose en paix au cimetière de Bel Air à Dakar au Sénégal)

Réalisateur, critique, écrivain et historien, on lui doit une trentaine de documentaires et un seul long métrage, « En résidence surveillée ».

Premier Africain diplômé de l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC), aujourd’hui (FEMIS),  il tourne en 1955 Afrique-sur-Seine, film culte qui marque les débuts du cinéma africain.

À l’origine de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI) en 1969, il est reconnu comme le premier critique et le premier historien du cinéma africain avec la publication, en 1975, de « Le Cinéma africain : des origines à 1973 ».

Il est le mentor de grandes figures du septième art, telles que Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambéty, Ababacar Samb Makharam.

L’origine de son nom de famille juif marane portugais, vient de son ancêtre Sébastien Sabino Vieyra dont le nom d’origine était Mama Gouyeh et qui fut d’abord déporté en esclavage du Nigeria, (royaume Yoruba, principauté de Bida), au Brésil, avant de revenir affranchi s’installer au Dahomey (actuel Bénin) aux environs de 1850. Les Africains affranchis portant des noms de leurs anciens maîtres portugais sont appelés les Agoudas au Bénin.

Wikipedia de Paulin S. Vieyra

 

Paulin Soumanou Vieyra, the eldest of eight children, was born in Porto Novo, Benin (former Dahomey) on January 30, 1925. His great-grandfather, a Muslim Yorouba, was a member of a Bida royal family in Nigeria and was sent to Brazil as a slave. Following the 1835 Muslim slave rebellion in Bahia and emancipation in Brazil, Vieyra’s great-grandfather settled in the former Portuguese slave port of Porto Novo (New Port), which was said to be a tributary of the Yoruba kingdom of Oyo. He brought with him a mulatto wife, the daughter of his former Jewish Portuguese master and a black slave, as well as the Portuguese last name Vieyra. Paulin S. Vieyra’s father was a Yoruba railroad administrator. His mother, originally from Sierra Leone, was a merchant. In 1935, they sent Paulin, then 10 years old, to France to attend boarding school. In 1954, he graduated from IDHEC School with a thesis on cinema in French-speaking Africa. In 1955, Vieyra made history by directing the first substantial film by a French-speaking sub-Saharan African, Afrique sur Seine, 21-minute, 16mm black-and-white fiction film with Marpessa Dawn, star of Black Orpheus (1959). It was produced by the French Ministry of Cooperation, co-directed by aspiring filmmakers Jacques Melo Kane and Mamadou Sarr and shot by Robert Caristan. This quartet became known as « Le Groupe Africain de Cinema » (The African Cinema Group). Vieyra also served as a mentor and production director for Senegalese filmmakers including Sembene and Ababacar Samb Makaram and was a founding member of film institutions including The Pan-African Federation of Filmmakers (FEPACI) and the Pan-African Film Festival (FESPACO).

Samba Gadjigo

 

 

 

 

 

PSV Bronze

Buste de Paulin S Vieyra réalisé par Siriki Ky,  installé au siège du FESPACO et inauguré le 26 février 2017 par Rémi Sagna Dircab du ministre de la culture du Sénégal et Ardiouma Soma Délégué Général du FESPACO.

 

 

L’Histoire des Cinémas Africains

Les cinémas africains sont relativement jeunes puisque les films que désignent généralement l’expression « cinémas africains » ont commencé à être produits à partir de la décolonisation et des indépendances (années 1950 et surtout 1960), même si une industrie du cinéma existe depuis le début du xx siècle en Afrique du Sud et que des expériences locales ont été tentées en Tunisie dès les années 1920.

En ce qui concerne l’Afrique noire francophone, le pionnier en est le Sénégalais (Béninois de naissance) Paulin Soumanou Vieyra, également premier historien des cinémas africains. D’abord écrivain, son compatriote Ousmane Sembène, donne l’exemple d’une production africaine engagée et n’hésite pas à utiliser les langues vernaculaires. Djibril Diop Mambety sera le second grand nom du cinéma sénégalais. Les autres pays actifs sont le Niger (avec Oumarou Ganda), le Mali, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, et surtout la Haute-Volta (futur Burkina Faso) qui crée dès 1969 le FESPACO2 (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).

La production des pays anglophones est quantitativement la plus importante, essentiellement à travers l’Afrique du Sud et le Nigéria, même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous et que les « industries » en place ne sont pas dans la logique « cinéma d’auteur » des pays africains francophones, lesquels ont bénéficié de plus de reconnaissance au sein des réseaux du cinéma indépendant à travers le monde. Après la chute de l’apartheid en Afrique du Sud3 et l’explosion du film vidéo au Nigéria, c’est également la réception des cinémas africains à travers le monde qui est en train de changer4.

Des cinémas sont également apparus et se sont développés en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau un cinéma lusophone, assez proche des cinémas d’Amérique latine et notamment de Cuba, mais l’histoire mouvementée de ces pays n’a pas facilité l’essor d’une industrie cinématographique.

Wikipedia Histoire des cinémas Africains

 

 

PSV-FILMS et son équipe:

Le fils de !!!

« Il n’en fait pas forcément une affaire de famille, il a le devoir de mettre au service de tous le désordre personnel dont il a hérité, dès lors que cela concerne le patrimoine universel.

Que chacun y trouve ses réponses, le désordre personnel fait le bonheur de l’Homme » 

Stéphane Vieyra

 

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