Les films

AFRIQUE SUR SEINE

SOUMANOU VIEYRA Paulin, 1955, 21 min, 16 mm, Noir & Blanc (Anglais, Portugais, Espagnol)

Support(s) proposé(s) : DVD – DCP (restauré le 28/09/2018)
Restauration 2 K par Éclair, supervisée par PSV Films, portée par Orange et la Cinémathèque Afrique de l’Institut français.

Des années 1920 à 1960, avant l’accession à l’indépendance d’un grand nombre de pays d’Afrique, le cinéma africain est quasiment inexistant, et lorsque les Européens filment le continent, ce n’est qu’à travers un regard extérieur, celui du colonialisme, offrant aux différents peuples une représentation erronée (à l’exception des films du cinéaste et ethnologue Jean Rouch, mais qui n’étaient pas d’abord destinés à un public).

En vertu du décret Laval, ministre des Colonies dans les années 1930, chaque projet de film est soumis à autorisation, après vérification du scénario. La censure peut même intervenir après réalisation, comme ce fut le cas, en 1950, pour le documentaire de Robert Vautier Afrique 50, qui se déroule en Côte d’Ivoire, première réalisation française anticolonialiste, ainsi qu’en 1953 avec le court métrage d’Alain Resnais, Ghislain Cloquet et Chris Marker, Les statues meurent aussi (1953) qui montrait la domination de l’art occidental sur l’art africain.

Dans ce contexte, Paulin Soumanou Vieyra, premier Noir africain à avoir fait l’Idhec, et ses amis Mamadou Sarr, Robert Caristan et Jacques Melo Kane, n’obtiennent pas l’autorisation de tourner en Afrique. Ils réalisent alors, sous le patronage du Comité du film ethnographique, le court métrage Afrique sur Seine, qui montre « quelques aspects de la vie des Africains à Paris » (Paulin Soumanou Vieyra, Le Cinéma africain des origines à 1973, Présence africaine).

Le court métrage expose les interrogations d’étudiants sur leur identité, leur civilisation, leur culture et leur avenir. La voix off se demande si l’Afrique est seulement en Afrique ou aussi au bord de la Seine ?

Paulin Soumanou Vieyra, qui sera par la suite le pionnier de la critique cinématographique africaine, prône un cinéma au service du peuple. À la naissance du cinéma d’Afrique noire, le premier mouvement des cinéastes africains sera donc de revendiquer l’authenticité de leur regard sur leur propre réalité.

« En 1955, lorsqu’un petit noyau d’Africains et d’Européens discutait de cinéma dans les salles enfumées d’Europe, on ne leur prêtait guère attention. En voulant un cinéma africain, en travaillant à son avènement, à l’époque, ils combattaient pour l’indépendance à leur manière ; car il ne faisait aucun doute que seule la souveraineté nationale des pays africains permettrait l’expression cinématographique de la réalité authentiquement africaine ». (Paulin Soumanou Vieyra, op. cit.)

Africa on the Seine by Paulin Soumanou Vieyra and Mamadou Sarr (Afrique sur Seine, 1955, 21min, ST Angl)
Is Africa in Africa, or on the banks of the Seine? A generation of artists and students ponder the question, in search of their civilization, their culture, their future…

 

Afrique sur Seine

France, 1955, 21 min, noir et blanc, format 1.37

Réalisation : Paulin Soumanou Vieyra, Mamadou Sarr

Scénario : Mamadou Sarr

Photo : Robert Caristan

Montage : Paulin Soumanou Vieyra

Production : Groupe Africain

 

 

BIRAGO DIOP

CONTEUR

VIEYRA Paulin, 1981, 28 min, Couleur – (Anglais)

Support(s) proposé(s) : 16 mm, DVD

Birago Diop apparaît comme le pionnier des lettres africaines. Il a connu le long cheminement des poètes de la négritude à partir des années 30. Mais, alors que les jeunes écrivains antillais et africains choisissaient la poésie pour exprimer la recherche de leur identité, Birago Diop s’est situé dès le début de son œuvre au cœur du monde littéraire africain, adoptant comme mode d’expression le conte et le roman. Birago Diop évoque ses souvenirs : issu de la vieille bourgeoisie saint-louisienne, il fait ses classes au lycée Faidherbe, premier lycée de l’Afrique occidentale, avant de venir en France poursuivre des études de médecine vétérinaire, occasion pour lui de participer au premier noyau de Présence Africaine. Ses œuvres sont aujourd’hui au programme des lycées du Sénégal.

Birago Diop appears as the pioneer of African letters. He knew the long journey of poets of blackness from the 30s. But, while young writers Antillean and African chose poetry to express the search for their identity, Birago Diop was located from the beginning of his work at the heart of the African literary world, adopting as a mode of expression the tale and the novel. Birago Diop evokes his memories: coming from the old Saint-Louisian bourgeoisie, he made his classes at Faidherbe high school, the first high school of West Africa, before coming to France to study veterinary medicine, an opportunity for him to participate in the first one. core of African Presence. His works are now on the curriculum of high schools in Senegal.

 

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NDIONGANE

VIEYRA Paulin, 1965, 18 mn NB

(Français, 35 mm/C, 18 mn, Fiction)

D’après le conte de Birago DIOP « Petit mari ». Un chasseur, tué par un lion, laisse une femme et deux enfants. Pour montrer qu’il y a encore un homme à la maison, le fils s’appellera désormais NDION GANE, c’est-à-dire Petit mari. Ce surnom lui attire les moqueries de ses camarades. Désespéré, il s’en- fuit et se noie dans la mer. Folles de douleur, sa mère et sa sœur se noieront à leur tour

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EN RESIDENCE SURVEILLEE

VIEYRA Paulin Soumanou, 1981, 16 ET 35 mm, VF, 1h42 (projet de restauration en cours)

Un état africain en butte à des difficultés politiques et économiques – Un jeune universitaire dans sa thèse de doctorat d’Etat donne une orientation susceptible de sortir le pays de ses difficultés, actuelles. Il préconise le retour aux sources de la tradition culturelle africaine en conservant les acquis de l’Occident.

Le chef de l’Etat de ce pays voudrait bien appliquer cette thèse. Mais en homme prudent il consulte ses collaborateurs : ministres, autorités militaires, religieuses. Mais il n’a en face de lui que des courtisans. La magistrature cependant, discute de la thèse en montrant le pour et le contre. Le Président décide d’aller voir un vieil ami d’enfance retiré dans son village natal. Celui-ci l’approuve dans la démarche qu’il se propose de suivre : Faire étudier la thèse pour son application politique. Mais une telle décision ne fait pas l’affaire de tous, notamment du néo-colonialisme qui se voit attaqué dans ses retranchements et le chef de l’Etat en question sera mis en résidence surveillée par un coup d’état assez particulier.

An African state facing political and economic difficulties – A young academic in his doctoral thesis provides guidance that may bring the country out its current difficulties. He advocates a return to the sources of the African cultural tradition preserving the achievements of the West.

The Head of State of this country would properly apply this thesis. But as a prudent man he consults his staff: ministers, military, religious. But he has in front of him only courtiers. The judiciary council, however, discusses the thesis by showing the pros and cons. The President decides to visit an old childhood friend retired to his native village. This latter approves the approach he intends to follow: To have the thesis studied for a political implementation. But such a decision does not make the deal for all, including the neo- colonialism which feels pushed into its last strongholds and the Head of State in question will end up placed under house arrest through a rather particular « coup ».

 

L’ENVERS DU DECOR

VIEYRA Paulin Soumanou, 1981, 25 min, Couleur, (Anglais)

Support(s) proposé(s) : 16 mm, DVD

Reportage (making off) sur Ousmane Sembene, un des plus grands cinéastes d’Afrique Noire, pendant le tournage de « Ceddo »

L’Envers du Decor – Ousmane Sembène: The Making of Ceddo

U.S. Premiere
Director: Paulin Soumanou Vieyra, Country: Senegal, Year: 198 – Running Time: 25min
Language: Wolof and French with English subtitles

Paulin Vieyra captures Ousmane Sembène, one of the greatest filmmakers of Africa, during the filming of Ceddo. L’Envers du Decor was completed after four years of production. As for Ceddo, it would be censored under the Senghor regime and until 1983 by the Senegalese authorities.

 

 

 

IBA NDIAYE, PORTRAIT D’UN PEINTRE

Tanit d’Argent en 1978 à Tunisie (7ème édition JCC Festival complétion court métrage)

VIEYRA Paulin Soumanou, 1982, 35 min, Couleur

Support(s) proposé(s) : 16 mm, DVD

Au cours d’un entretien avec le cinéaste Paulin Vieyra, le peintre Iba Ndiaye évoque les grandes époques de sa vie. Il raconte d’abord son enfance au Sénégal et ses études au lycée Faidherbe de Saint-Louis, où déjà, il est attiré par le dessin et le graphisme. Puis il part pour la France où il choisit de s’établir. Zadkine devient alors son professeur. La nature africaine et ses vastes horizons restent cependant sa principale source d’inspiration. Iba Ndiaye est décédé le samedi 04 octobre 2008, à l’âge de 80 ans à Paris. Il aura exposé ses œuvres aux quatre coins du monde.

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LAMB

VIEYRA Paulin, 1963, 18 min, 16 mm, Couleur (Anglais, Portugais)

Support(s) proposé(s) : Betacam sp, DVD, Blu Ray

 

 

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Lamb (La Lutte sénégalaise) de Paulin Soumanou Vieyra (1963, 18 min, Sénégal)
Une présentation de La Cinémathèque de l’Institut français, Orange et PSV Films.
Restauration numérique effectuée à partir de la numérisation en 2K des négatifs 35mm. Restauration réalisée par Eclair et portée par Orange et la Cinémathèque Afrique de l’institut Français.

Sélectionné en compétition court métrage en 1964 à Cannes, LAMB est à nouveau mis à l’honneur à Cannes Classic en 2018.

La lutte traditionnelle qui se dénomme Lamb en wolof et qui rappelle la lutte gréco-romaine, est un sport national très prisé au Sénégal. Elle a des règles particulières et très strictes.

Lamb (U.S. Premiere)

Director: Paulin Soumanou Vieyra – Country: Senegal – Year: 1963 – Running Time: 18min
Language: Wolof and French with English subtitles

This documentary captures the sport of traditional wrestling, called ‘lamb’ in Wolof, popular in Senegal. Vieyra presents the rigorous rules of the sport and training practices by the sea. The Dakar Arena serves as a showcase for the battles in the film, where every spectator can bet on his favorite wrestler in a festive atmosphere.. Fifty years ago, Lamb was in the official selection of the Cannes Film Festival, a first for a film from sub-Saharan Africa.

 

 

MOL

VIEYRA Paulin, 1966, 27 min, 16 mm, Couleur (restauré en 2014)

Support(s) proposé(s) : DVD

Un jeune pécheur rêve de motoriser sa barque pour faciliter son travail. Ce rêve deviendra réalité, grâce à son courage et à son obstination, mais suscitera un conflit entre les valeurs traditionnelles et la notion moderne de progrès.

 

UNE NATION EST NEE

VIEYRA Paulin Soumanou, 1961, 25 min, NB (Anglais)

Support(s) proposé(s) : 16 mm, DVD (primé au Festival de Locarno)

Le cheminement du Sénégal, de la colonisation à la souveraineté nationale, traité de façon allégorique

A Nation Was Born – U.S. Premiere – Director: Paulin Soumanou Vieyra – Country: Senegal – Year: 1961
Running Time: 25min – Language: Wolof and French with English subtitles

In 1958, Vieyra set up a special office dedicated to film in Senegal, which, after the independence (1960), became the base of the country’s cinematography. A Nation Was Born is a historical portrait of Vieyra’s homeland showing scenes from pre-colonial traditions, represented mainly by dance, to the exploitative European domination, to the new beginning represented by the celebration of the republic

 

SINDIELY

VIEYRA Paulin Soumanou, 1965, 16 min,NB (Anglais)

Support(s) proposé(s) : 16 mm, DVD

Un père cupide veut marier sa fille contre son gré à un riche marchand de tissus alors qu’elle aime un jeune homme. L’Hostilité de la famille finira par faire céder le père. Le mariage des jeunes gens aura lieu.

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PAULIN S. VIEYRA le précurseur oublié

(court métrage de 25 mn réalisé par Mona MAKKI de l’espace francophone) DVD, Blu Ray
Une vie dédiée à filmer l’Afrique, à oeuvrer pour l’émergence de talents Africains comme le grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, et à signer les premiers textes africains de critique cinématographique. Mona MAKKI consacre un portrait à ce précurseur injustement méconnu.

Né en 1925 au Dahomey devenu le Bénin après l’indépendance, Paulin Soumanou Vieyra quitte son pays natal à l’âge de 10 ans pour poursuivre sa scolarité France.

Dès années plus tard, il sera le premier Africain diplômé de l’institut français des hautes études cinématographiques (IDHEC).

Débute alors une vie dédiée à filmer l’Afrique, à œuvrer pour l’émergence de talents africains comme le grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, et à signer les premiers textes africains de critique cinématographique

 

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DESTIN COMMUN, Hommage à 3 éclaireurs du 7 ème Art

Documentaire réalisé par Stéphane Vieyra pour les 30 ans de la disparition de Paulin S Vieyra, 52 mn
Présenté au Fespaco 25ème édition
Programmé dans le cadre de la 34ème édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique

Synopsis

Il y a des dates qui nous rappellent à notre Histoire.

Il s’agit de l’Histoire du 7ème art africain, de ceux qui ont contribué à ouvrir cette belle route de l’engagement et du partage par l’image, endossant chacun un rôle et chacun un destin.

Ousmane Sembène nous quitte en 2007, laissant un énorme vide, tant son charis

me occupait l’espace cinématographique et tout autre espace, et tant son talent jetait de l’ombre sur les plus jeunes, tout en leur servant d’exemple.

Paulin Soumanou Vieyra nous quitte en 1987, laissant derrière lui une œuvre universelle même si inachevée. Discret, visionnaire, à l’écoute, il a joué le rôle de l’éclaireur allant, dès 1948, interpréter aux cotés de Gérard Philippe le tirailleur du « Diable au corps ». Ayant la possibilité de tourner en France, il réalise le premier, en 1955, avec ses copains, le doux et magistral Afrique-sur-Seine.

Jean Rouch, qui aurait eu 100 ans aujourd’hui, a partagé toute sa vie durant des images et des paroles avec ses amis africains en cinéma, de Paulin S. Vieyra à Sembène Ousmane, de Moustapha Alassane à Oumarou Ganda, de Djingareï Maïga à Inoussa Ousseini, de Damouré Zika à Zalika Souley, de Safi Faye à Ola Balogun, de Désiré Ecaré à Djibril Diop Mambéty, de Sidney Sokhona à Timité Bassori, de Souleymane Cissé à Idrissa Ouedraogo…

Jean, cet artisan enthousiaste de films documentaires et de fiction, rendait hommage – il y a 30 ans déjà ! – à Paulin à peine disparu, en présence de Sembène, à la Cinémathèque française qui se trouvait encore à Chaillot…

 

 

TEMOIGNAGES

Documentaire de Stéphane Vieyra de 13 mn VF et VA
Présenté le 4 novembre 2017 au Musée du quai Branly
Présenté le 24 juin 2018 à la 4ème édition de l’EURAFRICAINE
Présenté au FESPACO 2019

Nouvelle version pour le Fespaco 2019

Les frères et sœurs et les  amis parlent de Paulin au passé au présent et au futur, de son plus jeune âge à sa disparition le 4 novembre 1987 à Paris.

Une initiative de Jean Rouch de rendre Hommage à son ami à la cinémathèque Française nous donne le fil conducteur de ce film.

Brothers and sisters and friends talk about Paulin’s past to present and future, from his youngest age to his disappearance on November 4, 1987 in Paris. An initiative by Jean Rouch to pay homage to his friend at the French film library gives us the thread of this film.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste des films de Paulin S. Vieyra que nous recherchons.

  • L’Afrique à Moscou 1957
  • Le Niger aujourd’hui. 1958, 16 mm
  • Les Présidents Senghor et Modibo Keita, 1959, 16 mm, cm
  • Avec les Africains à Vienne, 1959
  • Présence Africaine à Rome, 1959
  • Avec l’ensemble national (1964)cm, 35 mm, couleur 10mn
  • Voyage du Président Senghor au Brésil, 1964
  • Le Sénégal au Festival Mondial des Arts Nègres, 1966, 35 mm, nb, 35 mn
  • L’Art plastique, 1974
  • Indépendance du  CAMEROUN/TOGO/CONGO/MADAGASCAR, 1960 (16 mm/C – CM)
  • Ecrit de Dakar 1974 (35 mm C 10 mn)
  • Diarama, 1974 (16 mm C 26 mn)
  • L’Habitat Urbain au Sénégal, 1976 16 mm C 26 mn)
  • Les Oiseaux 1981

PROJETS NON ACHEVES

  • Alioune Diop, Homme de Culture
  • Léopold Sédar Senghor, Poète